Grégory Clement : BAA ’09

  • Entrepreneur dans l’âme, Grégory nous raconte son parcours et nous fait partager sa passion pour Bagel Corner.

  • Bonjour Grégory, peux-tu nous parler de ton parcours ?

  • J’ai étudié à HEC Montréal dans le programme cohorte trilingue en finance et management. HEC Montréal bénéficiait d’une bonne renommée et j’avais envie d’aller dans un pays étranger qui soit proche des Etats-Unis. Ma volonté d’entreprendre a commencé à 19 ans avec ma première société « Eveil en musique » que j’ai créé en parallèle à mes études. J’ai revendu celle-ci, et par la suite, j’ai entrepris un Master entreprenariat à l’ESCP Europe en 2009.

  • J’ai travaillé trois ans dans un fonds d’investissement Turenne Capital en Private Equity. Puis j’ai rejoint le projet Bagel Corner en tant que dirigeant associé.

  • Quelle est ton actualité ?

  • Bagel Corner c’est avant tout un concept  : menu à moins de 9 euros, le choix dans 7 variétés de pains bagels différents, le service est rapide (avec +150 clients par midi) et facile à emporter.  La société compte déjà 6 points de vente actuellement (contre 2 en début d’année) notamment au quartier Jussieu, au quartier Opéra, aux Galeries Lafayette et une premier restaurant en province à Reims.

  • Nous sommes trois associés, et nous avons remarqué que le bagel remportait un vif succès en Europe de l’Est ainsi qu’en Amérique du Nord mais était encore  peu connu en France. Aucune chaîne de restauration rapide spécialisée dans ce produit n’existait en France en 2010 et n’avons donc décidé de nous lancer dans cette aventure. C’est un marché porteur avec seulement deux chaînes en France pour l’instant (comparativement 8 chaines pour les pizzas et 5 pour les sushis). Le marché de la restauration rapide est par ailleurs globalement en forte croissance en France.

  • Nous avons mené une levée de fonds auprès d’une société de Private Equity Starquest Capital. Actuellement, Bagel Corner continue son développement à Paris mais également au niveau national notamment dans le sud de la France.

  • Je suis en charge du développement de la licence de marque et de la relation avec les partenaires financiers (notamment les banques, BPI France, fonds d’investissement).  L’un de mes associés s’occupe de l’acquisition des magasins en propre, des achats, de l’administratif et de la comptabilité, et le deuxième des ressources humaines, marketing et  gestion de l’image de la marque. Au capital de l’entreprise, nous avons l’ancien DRH de McDonald France et l’ancien directeur de la franchise Midas. Ils nous apportent leurs conseils sur l’amélioration du concept, les ressources humaines et le développement opérationnel de notre réseau. Nous devrions finir à 8 points de vente fin 2014 soit une multiplication par 4 de ceux-ci en un an.

  •  Quel a été l’apport d’HEC Montréal à ton parcours ?

  • Le fait de partir à l’étranger, de voir autres choses était comme un défi et aussi une grande envie d’autonomie.

  • HEC Montréal a été pour moi une belle aventure humaine, j’en suis ressorti grandi. L’école est bien structurée et bénéficie d’une bonne image en France.  J’en garde un très bon souvenir et je conseille à quiconque de l’intégrer. Le point fort de l’école est d’être cosmopolite avec des étudiants d’Amérique latine, d’Afrique du Nord, donc des cultures différentes au sein d’une même école.

  • Par ailleurs, l’aspect associatif est intéressant car l’école dispose d’un fort tissu associatif  : SRA et ABC (Action Bénévole Communautaire) dont l’organisation de la journée campus avec toutes les entreprises. Et aussi le Bal, où on retrouve toute la promo avant le départ !

  • Je retourne une fois par an à Montréal…

  • As-tu des conseils pour les diplômés ?

  • Entreprendre est un gros défi, et il ne faut rien lâcher. C’est un travail d’équipe. Cela comporte beaucoup d’obstacles mais cela est très épanouissant et motivant. Je pense qu’il est important d’être guidé par ses passions et de bien s’entourer. Si vous voulez sauter le pas, n’hésitez pas à m’appeler pour en parler !