Un brillant parcours en finance avec une dimension internationale

  • Après 20 ans dans le secteur de la gestion d’actifs, essentiellement en actions, Wilfrid nous fait partager son expérience et son parcours international dans le monde de la finance. Avec son BAA d’HEC Montreal en poche, Wilfrid commence par des postes d’analystes et de recherche quantitative avant de donner une dimension internationale à son parcours. Londres, Tokyo et Paris sont les trois destinations qui lui ont permis d’aller chercher de l’experience. 

  • Bonjour Wilfrid, pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

  • J’ai débuté en recherche quantitative puis j’ai occupé progressivement les postes d’analyste financier, de gérant de portefeuille (junior puis confirmé, ensuite senior), puis de directeur de stratégies d’investissements (quantitative, assurances, ISR, épargne salariale) avant de devenir Directeur de Gestion Actions. J’occupe aujourd’hui le poste de Directeur de la recherche et de la gestion actions.
  • Mon parcours est international, en effet j’ai été basé à Paris, à Londres et à Tokyo, et cela au sein de banques, d’assurances et de services financiers. 20 années d’expérience en gestion d’actifs au sein de 3 sociétés de gestion (plus connues sous Asset Management ou Investment Managers)
  • En ce qui concerne plus spécifiquement mes études, j’ai obtenu mon BAA en Finances et Gestion internationale à HEC Montréal en 1993, durant lequel j’ai eu l’opportunité de faire un échange d’un trimestre à l’Ecole de Commerce de Solvay en Belgique. Puis, j’ai poursuivi mes études à l’ESCP où je suis diplômé du Mastère spécialisé en Gestion de Projets internationaux en 1994.

  • Quelle est votre actualité ?

  • J’ai quitté Natixis AM, et maintenant suis avec Generali Investments Europe, depuis début octobre 2013 comme Directeur de la Gestion et de la recherche actions. Je gère une équipe de 25 personnes, des analystes financiers et des gérants de portefeuilles basés en Italie, en Allemagne et en France. Nous gérons environ 15 milliards d’Euros en actions.

  • En quoi étudier à HEC Montréal a été un atout dans votre parcours ?

  • HEC Montréal m’a apporté de la rigueur, de la méthodologie et une très grande capacité de travail. Aussi, grâce à une approche analytique et « froide » de l’enseignement de la Finance, l’école nous forme pour être des spécialistes dans nos domaines de compétences. A nous de développer notre capacité d’adaptation, et de répondre à des environnements institutionnels et économiques de manière adéquate.

  • Tous les cours en première année donnent un bagage social, économique et culturel que l’on peut utiliser après, sans forcément s’en rendre compte…

  • Quels sont vos meilleurs souvenirs d’HEC Montréal ?

  • Des cours, j’ai gardé de très mauvais souvenirs de PPE (Problèmes et politiques économiques), des Systèmes d’informations… et de Placement (la pire note des 3 ans)… Bizarre de se dire que je travaille maintenant dans ce secteur !

  • Mes meilleurs souvenirs sont les soirées interminables chez les uns et chez les autres. Il faut faire la fête. Celles d’HEC sont incontournables, toutes, sans exception ! Les travaux de groupe, l’entraide pour les révisions des intras et des finaux, au 3ème étage de Decelles, tellement drôle. On tisse un réseau international, et on crée des amitiés de longue date.
  • Mes amis de ma promotion sont un peu dispersés dans le monde. D’ailleurs, le hasard a voulu que mon Chief Operating Officer à Tokyo fût un ancien diplômé d’HEC Montréal ! Lui envoyé d’HSBC Hong-Kong et moi d’HSBC Londres !

  • Auriez-vous quelques conseils à donner aux diplômés ?

  • Il est très important de donner du sens à son travail afin de rester motivé. Le principal conseil que je peux donner est d’éviter la sur-adaptation professionnelle en acceptant de s’éloigner de son éthique et de son intégrité. A long terme, c’est l’épuisement garanti.

  • Par ailleurs, je recommande aux étudiants de faire des stages pendant leurs études. Et ceci s’adresse particulièrement à celles et ceux qui veulent débuter leur carrière en Europe. Le nom de l’Ecole ne suffit pas, il faut montrer maturité, intelligence et indépendance gagnée pendant ses stages. Ces derniers sont très formateurs et permettent de se forger une opinion sur ce que l’on veut faire en toute humilité…
  • Enfin, il est impératif de trouver un élément différenciateur. A intelligence « mathématique, économique et financière » égale, on préfèrera une personne avec du talent… dans le sport, la musique, les arts plastiques, l’écriture… Une autre forme d’intelligence dans laquelle on ira se réfugier lors de moments intenses de stress !