Xavier Larramendy : MBA ’77

  • Ancien Président de l’association HEC Montréal en Europe et entrepreneur dans divers secteurs tels que l’agroalimentaire, les logiciels et le milieu équestre, Xavier nous fait part de son expérience et de son parcours.

  • Bonjour Xavier, pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

  • J’ai commencé à enseigner l’informatique à l’Ecole Hôtelière de Lausanne. Puis j’ai travaillé pour Paribas, propriétaire de la chaine d’hôtel Sofitel, à laquelle j’ai été chargé du développement au Moyen Orient.

  • A l’âge de 25 ans, je souhaitais faire un MBA. Je me suis renseigné et j’ai fait la connaissance d’une personne ayant obtenu son DBA à Harvard et enseigné à HEC Montréal. Cela m’a intéressé, peu de gens connaissait alors HEC Montréal. Pour anecdote, nous étions 6 français dans ma promotion. C’était aussi le moment des grandes élections, en 1976 René Lévesque est devenu premier ministre du Québec, et le ministre des Finances Jacques Parizeau était aussi mon professeur d’économie au MBA. Ma thèse économique a porté sur le repositionnement du Québec dans le domaine touristique. On m’a proposé de mettre en pratique ma thèse en intégrant un poste au cabinet du ministre du tourisme, chasse et pêche du gouvernement du Québec. Suite à cette expérience très sympa dans le milieu politique, j’ai travaillé à Montréal comme consultant et j’ai enseigné à l’Uqam et à HEC Montréal.
  • Puis je suis retourné en France, et suite à la rencontre avec un chasseur de tête, j’ai été amené à gérer une entreprise de catering à Yanbu en Arabie Saoudite. L’entreprise était détenue par Nestlé et je gérais 500 employés. Par la suite, je suis devenu Directeur Général adjoint d’Eurest à Paris, entreprise de 12 000 employés et 3 M€ de chiffre d’affaire au niveau mondial (activité en Europe ainsi qu’au Brésil et Mexique). Mon rôle consistait à vérifier que les différentes filiales fonctionnaient bien, aussi bien au niveau stratégique qu’au niveau de la gestion des Ressources Humaines.
  • J’ai également travaillé auprès d’un groupe de Capital Risque, Tocqueville international à Paris, comme support auprès d’entreprises récemment acquises. Ensuite j’ai réalisé plusieurs investissements dans diverses entreprises notamment dans le domaine du marketing. J’ai fait un détour par les Etats-Unis pour redresser une entreprise française. Puis de retour en France, j’ai contribué pour Nestlé au redressement d’hôtels, de thermes, de casinos, en perte de vitesse depuis 10 ans. J’ai procédé à la mise en place des ces actifs.
  • En 1997, j’ai fondé ma propre entreprise. Cette même année, nous avons également fêté le 10ème anniversaire de l’association HEC Montréal en Europe qui a eu lieu au Sénat sous la Coprésidence de Madame Desmarais et du premier Vice Président du Sénat, suivi par plusieurs festivités dont deux colloques en parallèle l’un traitant de la mondialisation et l’autre de la transmission des entreprises familiales. 400 personnes ont assisté à ces manifestations dont 70 chefs d’entreprises du Québec.

  • Quelle est votre actualité ?

  • Actuellement, l’entreprise brdconcept a pour objectif de repenser l’équitation, en pensant au bien-être du cheval. Mon rôle est celui d’actionnaire minoritaire actif en conseillant le créateur dans ses opportunités de développement.

  • En quoi HEC Montréal a été un atout dans votre parcours professionnel et quels sont restés vos meilleurs souvenirs ?

  • En ce qui concerne les atouts, HEC Montral est très pointu en recherche sur le management et cela m’a beaucoup servi professionnellement.

  • J’ai gardé beaucoup d’amis au Québec. Je me souviens du ski, des balades en raquette, et aussi de des heures passées dans la bibliothèque qui était toujours ouverte, c’était génial. J’ai particulièrement apprécié le contact direct avec les professeurs et l’enseignement de qualité prodigué.

  • Avez-vous des conseils à donner aux diplômés ?

  • Mon premier conseil serait de rester ouvert et écouter les autres. Il faut voyager, partager, se remettre en question. Le monde évolue et c’est une grande opportunité pour qui sait anticiper.

  • Ce qui manque peut être en France est le sens de l’innovation et il est probablement plus facile de lever des fonds ailleurs qu’en France. Il ne faut pas avoir peur des changements car ce sont eux qui permettent l’amélioration, de changer les choses dans divers domaines. Je crois sincèrement qu’il ne faut pas regarder dans son retro, mais au contraire être curieux et chercher à savoir ce qui se fait ailleurs.